| posté il y a 8 mois

Une soirée dans Bourbon Street comme si vous y étiez


Aujourd’hui, Mooderns t’emmène dans la moiteur du Sud des Etats-Unis, là où l’alligator remplace le poulet et où les rues s’animent au rythme du jazz; un petit coin d’Europe au bord du Mississippi…

Et oui cher lecteur te voici transporté à la Nouvelle-Orléans (Nola pour les intimes) et ce soir on t’emmène t’enjailler sur Bourbon Street. Comme son nom le laisse deviner, Bourbon Street est la rue de la soif de Nola, mais le bourbon (cousin américain de ton whiskey William Peel que tu consommes avec du coca comme un gros sale) n’est pas la seule boisson qui te  permettra d’exploser l’éthylomètre, loin de là…

jazz man

Bourbon Street, c’est une succession de bars, de night clubs, de boutiques étranges, c’est le jazz de la rue qu’il est impossible d’ignorer. Bourbon Street, c’est la nana décomplexée qui twerk devant les passants, c’est l’enfant de touristes allemands qui demande « Papa, qu’est qu’elle fait la dame ? », c’est le guide coiffé d’un haut-de-forme qui emmène quelques visiteurs vers la Lalaurie Mansion, théâtre de sinistres tortures.

Et oui, la particularité de Nola, c’est d’être le carrefour d’une multitude d’influences ; française, espagnole, française, créole, française, cajun, ou encore française. Et tout ça, ça sent le soleil, et qui dit soleil dit chaleur, et qui dit chaleur dit cocktail, et qui dit cocktail dit « ça tombe bien ! », Nola en a fait sa spécialité !

Te voilà donc en train de te désaltérer avec une grenade en plastique dans la main (Hand Grenade, mélange de rhum, gin et liqueur de melon) ou encore un Horny Gator, littéralement alligator excité (tu avais deviné le premier mot mon cochon), associant grenade, thé vert et vodka. Et puisque c’est la rue de la soif, pourquoi ne pas essayer un Shark Attack à la citronnade, eau et vodka ou encore un Hurricane, mélange de rhum, de jus de fruit et de grenadine.

cocktailhand grenade cocktail

Te voilà prêt à faire honneur à cette rue mythique ! Il est minuit et tu as commencé à collecter des Beads (des colliers de perles typiques des célébrations de la ville) jusqu'à plus soif. Autant pimenter un peu la soirée avec des Jelly shots, vodka gélifiée à $1 (un bon rapport qualité/cuite). 30 minutes plus tard, te voilà  perché sur les balcons du quartier, à jeter tes fameux colliers à qui voudra bien dévoiler un sein ou une fesse. Tinder ? Ringard.

New OrleansLancé de 'beads'

Il est 2h,  tu décides d’aller bouger ton booty sur des bons sons. Tu peux t’ambiancer dans tous les bars de la rue si tu veux, tu peux aller prendre des leçons de twerks avec des pro du genre (comme la fameuse nana décomplexée), ou encore encourager les artistes de rue, musiciens, danseurs, chanteurs avec ce qu’il te reste de poumons. Tu peux toi-même devenir un spectacle en pratiquant la danse de l’Homme saoul, tout ceci dans un coin de rue entre des stormtroopers, la police montée, Dark Vador, le vendeur de hot-dogs et Chewbacca. Eh oui, à Nola cette phrase a du sens.

Ici pas besoin de payer pour aller en boîte ; la musique, l’ambiance c’est dans la rue (de toute façon tu préfères dépenser ton argent à goûter tous les cocktails possibles et imaginables).

Puis, quelque part entre 3h et 4h… trou noir. Et tu te réveilles dans un escape game. Non on déconne, mais si t’as pas la référence, tu n’es pas un lecteur assidu de Mooderns.

Il est 6 heures du mat, ton taux d’alcoolémie atteint des sommets inégalés, et tu te prends pour Tom Sawyer à courir le long du Mississippi et à chanter “Tom saaawyer c’eesst l’Amériqueuh, le symboole de la libertéee..” avant d’aller déverser ta bile sur le quai d’embarquement d’un bon vieux bateau à vapeur (tu sais, celui de ton dessin animé préféré dont tu hurlais le générique il y a à peine 2 minutes). Le voici prêt à larguer les amarres et toi, le vomi encore frais aux coins des lèvres, tu te dis que Nola restera gravé à jamais dans ton coeur et dans ton foie.

Article rédigé par Marie