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The Shape of Water, une romance subversive


Quand un conte fantastique a de grandes chances de nous laisser sans voix.

Guillermo-Del-ToroGuillermo Del Toro 

Guillermo del Toro, c’est Hellboy, Le Labyrinthe de Pan, Crimson Peak, ou encore Mama. Et c’est à présent La Forme de l’eau, romance sombre et audacieuse qu’une grande partie du Monde a pu découvrir. Reste le public français (assez expert en ce qui concerne le fantastique) qui devra attendre le 21 février prochain pour apprécier ce film à sa très juste valeur. Après s’être attaqué aux adaptations de comics, aux créatures mythologiques, aux revenantes maternelles et aux spectres d’Angleterre, le producteur, réalisateur, scénariste et romancier mexicain vient renflouer sa célèbre filmographie avec une histoire d’amour peu commune, celle qui unit une muette et une créature humanoïde et aquatique.

Le décor est dressé ; couloirs sombres et verdâtres, sarcophage d’eaux ténébreuses, La Forme de l’eau rassemblent bien des éléments qui s’apparentent à la peur, et à l’esthétique abyssale que nous aimons tant chez Del Toro. Rajoutons une période incertaine de Guerre Froide, un laboratoire souterrain et humide, une jeune femme - dont le mutisme arrange tout le monde - employée pour le nettoyer, et une créature aquatique martyrisée par de terribles expériences : cela nous donne le prochain gros succès du mois de février.

image-extraite-du-film-shape-of-water-de-guillermo-del-toroImage extraite du film "The Shape of Water"

Interprétée par Doug Jones, la fameuse créature a d’ailleurs retenu toute notre attention, et pour cause : l’acteur fétiche de Del Toro était déjà apparu en tant qu’être aquatique (très similaire) dans Hellboy. Une rumeur naquit même avant d’être démentie par le réalisateur en personne : « Non, La Forme de l’eau n’est pas un préquel de Hellboy ». Voyons dans ces similitudes la patte du grand maitre du fantastique mexicain, qui prend beaucoup de plaisir à façonner son univers gothique, poétique et impitoyable. Il n’est d’ailleurs pas difficile de repérer dans ses différentes œuvres sa signature. Nous prendrons comme exemple récurrent la présence de papillons, que l’on retrouve régulièrement dans ses films, et qui symbolisent toute la beauté et la légèreté de son travail.

Nous tremblons donc d’impatience pour La Forme de l’eau, encore méconnue en France, mais qui a déjà séduite nos nombreux voisins, et n’attendons plus que quelques jours pour découvrir Sally Hawkins (Godzilla, Blue Jasmine), Michael Shannon (8 Mile, Batman VS Superman), Octavia Spencer (Snowpiercer, Les Figures de l’ombre), Richard Jenkins (Jack Reacher, Kong : Skull Island) et précédemment évoqué Doug Jones face à l’objectif abyssal et amoureux de Guillermo Del Toro.

Pour vibrer un peu plus avant le 21 février, laissez-vous bercer par les premières images :

Article rédigé par Guillaume